Номер 3, страница 148 - гдз по французскому языку 9 класс (loiseau bleu) учебник Селиванова, Шашурина

Французский язык, 9 класс Учебник, авторы: Селиванова Наталья Алексеевна (Sélivanova N), Шашурина Алла Юрьевна (Chachourina A), издательство Просвещение, Москва, 2023, голубого цвета

Авторы: Селиванова Н. А., Шашурина А. Ю.

Тип: Учебник

Серия: loiseau bleu (синяя птица)

Издательство: Просвещение

Год издания: 2023 - 2026

Цвет обложки: голубой с Эйфелевой башней

ISBN: 978-5-09-102449-4

Допущено Министерством просвещения Российской Федерации

Unité 5. Je vais au cinéma. Plaisir de lire - номер 3, страница 148.

№3 (с. 148)
Условие. №3 (с. 148)
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Французский язык, 9 класс Учебник, авторы: Селиванова Наталья Алексеевна (Sélivanova N), Шашурина Алла Юрьевна (Chachourina A), издательство Просвещение, Москва, 2023, голубого цвета, страница 148, номер 3, Условие
Французский язык, 9 класс Учебник, авторы: Селиванова Наталья Алексеевна (Sélivanova N), Шашурина Алла Юрьевна (Chachourina A), издательство Просвещение, Москва, 2023, голубого цвета, страница 148, номер 3, Условие (продолжение 2)
Французский язык, 9 класс Учебник, авторы: Селиванова Наталья Алексеевна (Sélivanova N), Шашурина Алла Юрьевна (Chachourina A), издательство Просвещение, Москва, 2023, голубого цвета, страница 148, номер 3, Условие (продолжение 3)

3. Ecoutez l'enregistrement et lisez le texte en même temps. Divisez le texte en paragraphes. Lisez le début et la fin de chaque paragraphe.

Florence débute au cinéma

Florence entra dans le studio. Une voix demanda :
— Celle-là ?
— La dernière.

Tisserand, le réalisateur, s'approchait, d'une démarche élastique. C'était un homme gros, tout rond. Il avait chaud et essuyait la sueur à son front avec un immense mouchoir.

— Bon. A toi, petite. Tu sais de quoi il s'agit ?
— Non, monsieur Tisserand.

Il le lui expliqua très vite, en quelques mots. Le cameraman lui montrait le texte inscrit sur un morceau de pellicule.

— C'est ça que tu as à dire.

Florence se mit à apprendre le texte... Elle avait compris. Elle savait qu'elle s'adressait à un partenaire imaginaire. Elle savait qu'il fallait montrer d'abord de la gentillesse, de la grâce... puis changer de ton, passer à la mélancolie légère, à l'intonation sceptique... pour enfin éclater, dans la colère, dans le chagrin. Oui, c'était un être humain, un vrai, qui devait ressentir tout cela, sans trucage, parce que c'était le premier chagrin de la petite fille devenue femme au bout de sept lignes que contenait le rôle. Mentalement, pendant que Tisserand, son assistant et le cameraman cherchaient leurs pardessus, leurs chapeaux, elle entrait dans la peau du personnage, devenait lui.

Le cameraman demandait :
— On va pouvoir tourner ? Il est sept heures vingt-cinq.

— Qu'elle répète une fois, elle y a droit.
— Son ?
— Prêt.
— Moteur !

Chapeau sur la tête, Tisserand la regardait. Voici qu'elle se mettait à parler. La voix d'abord incertaine, un peu voilée, s'affermissait peu à peu, prenait son ton véritable, avec une maîtrise soudaine, une habileté qui venait non seulement de l'étude mais du cœur, du ventre. Toute la douleur, tout le désespoir d'une petite fille blessée profondément étaient là-dedans. Tout le monde écoutait maintenant Florence.

Tisserand se dit : « Mais c'est elle... je ne sais pas ce qu'il y a... ce doit être son physique qui correspond au rôle, si différent de celui des autres, mais c'est le personnage, le vrai. C'est qu'elle a du talent, la gosse ! »

— Coupez.

Il allait vers Florence qui était tombée d'instinct sur le fauteuil du décor. Elle tremblait. Elle était pâle et sans voix.

— Voulez-vous que je recommence, monsieur Tisserand ?

— Tu pourrais ?
— Oh ! Oui, dit-elle, et ce serait mieux.
— Tu crois ?

— J'en suis sûre. Il y a des choses que j'ai senties en jouant.

Il avait peur. Il craignait la déception.

Mais voilà que le moteur donné, les feux allumés, tout changeait brusquement. Florence n'avait pas de maquillage et ce qu'elle faisait de son visage n'était pas pour la caméra, pour la pellicule. C'était ce qui devait être et rien d'autre, mais cette fois, plus lent, plus sûr, plus ferme dans le dessin. Tisserand crispait ses poings dans les poches de son pardessus...

Brusquement ce fut fini. Les lumières s'éteignirent. Alors Florence redevint elle-même. Elle s'adressa à Tisserand, redevenue froide, toute simple.

— C'était moins mal, dit-elle. Pas encore tout à fait ça. Ah ! je crois qu'en travaillant... et si vous vouliez m'aider, M. Tisserand...

Il restait là, muet, écoutant cette sèche critique, cette fille qui disait :

— Je crois... oui, je crois que je pourrais le faire.

Et il la regardait. Elle n'était pas belle. Peut-être même un peu banale. Il faudrait la coiffer autrement, l'habiller d'autre robe. Photographier ce visage ? Sans doute difficilement, mais il y a des opérateurs qui savent donner de l'expression aux traits. Il y avait, en tout cas, ces yeux extraordinaires, clairs à ne pas croire, bouleversants même au repos. Et voilà que, comme une véritable enfant, elle demandait :

— Monsieur Tisserand... est-ce que j'ai... une chance ?

— Comment t'appelles-tu ? questionna-t-il d'une voix étouffée.

— Florence Falgan.
— Tu le sauras, dit-il.

D'après Paul Vialar, Tournez, jolies gosses

démarche fпоходка
essuyer la sueur —вытирать пот
pellicule fплёнка
éclater dans la colère,
dans le chagrin —
разразиться вспышкой
гнева (горя)
trucage mфальсификация,
подделка
incertain —нерешительный,
неуверенный
voilé —тусклый,
невыразительный
s'affermir —крепнуть
maîtrise fсамообладание,
выдержка
désespoir mотчаяние
couper —прервать
déception fразочарование
crisper ses poings —судорожно сжимать
кулаки
rester muet —ничего
не говорить
donner de
l'expression aux
traits —
сделать черты
лица более
выразительными
bouleversant —волнующий
d'une voix étouffée —сдавленным голосом
Решение 2. №3 (с. 148)

3. Послушайте запись и одновременно прочитайте текст. Разделите текст на абзацы. Прочитайте начало и конец каждого абзаца.

Ответ:

Florence entra dans le studio. Une voix demanda :

— Celle-là ?

— La dernière.

Tisserand, le réalisateur, s’approchait, d’une démarche élastique. C’était un homme gros, tout rond. Il avait chaud et essuyait la sueur à son front avec un immense mouchoir.

— Bon. A toi, petite. Tu sais de quoi il s’agit ?

— Non, monsieur Tisserand.

Il le lui expliqua très vite, en quelques mots. Le cameraman lui montrait le texte inscrit sur un morceau de pellicule.

— C’est ça que tu as à dire.

Florence se mit à apprendre le texte… Elle avait compris. Elle savait qu’elle s’adressait à un partenaire imaginaire. Elle savait qu’il fallait montrer d’abord de la gentillesse, de la grâce… puis changer de ton, passer à la mélancolie légère, à l’intonation sceptique… pour enfin éclater, dans la colère, dans le chagrin. Oui, c’était un être humain, un vrai, qui devait ressentir tout cela, sans trucage, parce que c’était le premier chagrin de la petite fille devenue femme au bout de sept lignes que contenait le rôle. Mentalement, pendant que Tisserand, son assistant et le cameraman cherchaient leurs pardessus, leurs chapeaux, elle entrait dans la peau du personnage, devenait lui.

Le cameraman demandait :

— On va pouvoir tourner ? Il est sept heures vingt-cinq.

— Qu’elle répète une fois, elle y a droit.

— Son ?

— Prêt.

— Moteur !

Chapeau sur la tête, Tisserand la regardait. Voici qu’elle se mettait à parler. La voix d’abord incertaine, un peu voilée, s’affermissait peu à peu, prenait son ton véritable, avec une maîtrise soudaine, une habileté qui venait non seulement de l’étude mais du cœur, du ventre. Toute la douleur, tout le désespoir d’une petite fille blessée profondément étaient là-dedans. Tout le monde écoutait maintenant Florence.

Tisserand se dit : « Mais c’est elle… je ne sais pas ce qu’il y a… ce doit être son physique qui correspond au rôle, si différent de celui des autres, mais c’est le personnage, le vrai. C’est qu’elle a du talent, la gosse ! »

— Coupez.

Il allait vers Florence qui était tombée d’instinct sur le fauteuil du décor. Elle tremblait. Elle était pâle et sans voix.

— Voulez-vous que je recommence, monsieur Tisserand ?

— Tu pourrais ?

— Oh ! Oui, dit-elle, et ce serait mieux.

— Tu crois ?

— J’en suis sûre. Il y a des choses que j’ai senties en jouant.

Il avait peur. Il craignait la déception.

Mais voilà que le moteur donné, les feux allumés, tout changeait brusquement. Florence n’avait pas de maquillage et ce qu’elle faisait de son visage n’était pas pour la caméra, pour la pellicule. C’était ce qui devait être et rien d’autre, mais cette fois, plus lent, plus sûr, plus ferme dans le dessin. Tisserand crispait ses poings dans les poches de son pardessus…

Brusquement ce fut fini… Les lumières s’éteignirent. Alors Florence redevint elle-même. Elle s’adressa à Tisserand, redevenue froide, toute simple.

— C’était moins mal, dit-elle. Pas encore tout à fait ça. Ah ! je crois qu’en travaillant… et si vous vouliez m’aider, M. Tisserand…

Il restait là, muet, écoutant cette sèche critique, cette fille qui disait :

— Je crois… oui, je crois que je pourrais le faire.

Et il la regardait. Elle n’était pas belle. Peut-être même un peu banale. Il faudrait la coiffer autrement, l’habiller d’autre robe. Photographier ce visage ? Sans doute difficilement, mais il y a des opérateurs qui savent donner de l’expression aux traits. Il y avait, en tout cas, ces yeux extraordinaires, clairs à ne pas croire, bouleversants même au repos.

Et voilà que, comme une véritable enfant, elle demandait :

— Monsieur Tisserand… est-ce que j’ai… une chance ?

— Comment t’appelles-tu ? questionna-t-il d’une voix étouffée.

— Florence Falgan.

— Tu le sauras, dit-il.

Перевод:

Флоранс вошла в студию. Голос спросил:

— Эта?

— Последняя.

Тиссран, режиссёр, приближался упругой походкой. Это был толстый, круглый мужчина. Ему было жарко, и он вытирал пот со лба огромным платком.

— Хорошо. Твоя очередь, малышка. Ты знаешь, о чём речь?

— Нет, месье Тиссран.

Он очень быстро, в нескольких словах, объяснил ей. Оператор показывал ей текст, написанный на куске плёнки.

— Вот что ты должна сказать.

Флоранс принялась учить текст… Она поняла. Она знала, что обращается к воображаемому партнёру. Она знала, что нужно сначала показать доброту, изящество… затем сменить тон, перейти к лёгкой меланхолии, к скептической интонации… чтобы в конце разразиться гневом, горем. Да, это был человек, настоящий, который должен был всё это почувствовать, без подделки, потому что это было первое горе маленькой девочки, ставшей женщиной за те семь строк, что содержала в себе роль. Мысленно, пока Тиссран, его ассистент и оператор искали свои пальто, свои шляпы, она входила в образ персонажа, становилась им.

Оператор спросил:

— Мы сможем снимать? Сейчас семь часов двадцать пять минут.

— Пусть она повторит один раз, она имеет на это право.

— Звук?

— Готов.

— Мотор!

В шляпе на голове Тиссран смотрел на неё. Вот она начала говорить. Голос, сначала неуверенный, немного тусклый, постепенно креп, обретал свой истинный тон, с внезапным самообладанием, с мастерством, которое шло не только от изучения, но и от сердца, от нутра. Вся боль, всё отчаяние глубоко раненной маленькой девочки были в нём. Теперь все слушали Флоранс.

Тиссран сказал себе: «Но это же она… я не знаю, в чём дело… должно быть, её внешность соответствует роли, такая непохожая на других, но это и есть персонаж, настоящий. Да у неё талант, у девчонки!»

— Снято!

Он подошёл к Флоранс, которая инстинктивно упала в кресло из декораций. Она дрожала. Она была бледная и безмолвная.

— Хотите, я начну сначала, месье Тиссран?

— Ты смогла бы?

— О! Да, — сказала она, — и будет лучше.

— Ты думаешь?

— Я уверена. Есть вещи, которые я почувствовала во время игры.

Он боялся. Он опасался разочарования.

Но вот заработал мотор, зажёгся свет, и всё резко изменилось. У Флоранс не было грима, и то, что она делала со своим лицом, было не для камеры, не для плёнки. Это было то, что должно было быть, и ничего больше, но на этот раз медленнее, увереннее, твёрже в исполнении. Тиссран судорожно сжимал кулаки в карманах своего пальто…

Внезапно всё закончилось… Свет погас. Тогда Флоранс снова стала собой. Она обратилась к Тиссрану, снова став холодной, совсем простой.

— Было не так уж плохо, — сказала она. — Ещё не совсем то. Ах! Я думаю, что если поработать… и если бы вы хотели мне помочь, мсье Тиссран…

Он стоял там, молча, слушая эту сухую критику, эту девушку, которая говорила:

— Я думаю… да, я думаю, что я смогла бы это сделать.

И он смотрел на неё. Она не была красива. Может быть, даже немного банальна. Нужно было бы сделать ей другую причёску, одеть в другое платье. Сфотографировать это лицо? Без сомнения, сложно, но есть операторы, которые умеют придавать чертам выразительность. Были, во всяком случае, эти необыкновенные глаза, ясные до невероятия, волнующие даже в состоянии покоя.

И вот, как настоящий ребёнок, она спросила:

— Месье Тиссран… у меня есть… шанс?

— Как тебя зовут? — спросил он сдавленным голосом.

— Флоранс Фальган.

— Ты узнаешь, — сказал он.

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Мы подготовили для вас ответ c подробным объяснением домашего задания по французскому языку за 9 класс, для упражнения номер 3 расположенного на странице 148 к учебнику серии синяя птица , loiseau bleu 2023 года издания для учащихся школ и гимназий.

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